Un florilège de réalisations et de rencontres
Le voyage d’étude et de tourisme du Fonds Arménien de France en Arménie, du 13 au 18 juillet, a été cette année encore une belle occasion de découvrir les nombreuses réalisations rendues possibles grâce à la générosité des donateurs, mais aussi pour explorer les richesses culturelles et naturelles du pays.
Le voyage a débuté par l’inauguration de l’école de musique Valery Sargsyan à Sevan. La cérémonie s’est déroulée en présence d’o ciels et d’une importante délégation venue de France, dont le président du Fonds Arménien de France, Bédros Terzian, de Nicole Minassian et de Richard Santourian, respectivement présidente de la région Centre et président de la région Sud du Fonds
Arménien de France. La famille d’Edouard Manoukian était présente, pour inaugurer l’auditorium de l’école qui porte le nom de ce regretté membre fondateur et bienfaiteur du Fonds (voir article page 16 et Courrier n°120).
Le lendemain était consacré aux projets agricoles dans le Tavush. Les participants ont visité la ferme-école de Lusadzor, ses élevages de vaches et de brebis, sa fromagerie ainsi que les serres et les plantations de noyers destinés à être distribués aux agriculteurs. « A chaque voyage, nous avons la chance d’être guidés par l’agronome de la ferme, Kariné, qui nous donne de bonnes explications », s’est réjouie Ayda Guédikian, une habituée de ces voyages. Après une dégustation de fromages produits à la ferme et un déjeuner dans un complexe de production de vins et spiritueux, le groupe s’est rendu sur les champs remis en culture grâce aux plants et semis distribués par le Fonds aux agriculteurs des environs.
Le périple menant du Tavush au Syunik a pris une dimension plus touristique. En longeant les rives du lac Sevan, les participants se sont arrêtés au caravansérail de Sélim, avant de rejoindre le monastère de Tatev.
La journée suivante a débuté par la visite de l’école maternelle du village de Vaghatur, rénovée par le Fonds, ainsi que du réseau d’eau potable de ce village, récemment achevé. L’après-midi fut marquée par une rencontre émouvante à Kornidzor avec cinq familles d’agriculteurs – dont des déplacés d’Artsakh - regroupés en coopérative. Grâce au Fonds Arménien de France, ils disposent désormais de serres, de plants fruitiers et de ruches. « J'ai éprouvé beaucoup d'admiration et de joie en voyant comment les bénéficiaires développent avec intérêt leurs exploitations », a témoigné Joëlle Sérekian, originaire de la Gironde.
Après avoir été reçu par deux familles déplacées d’Artsakh installées dans une maison à deux niveaux rénovée par le Fonds, et après la visite de l’atelier de couture Taraz et une soirée à Goris, le groupe s’est rendu, le lendemain, dans le village de Noravan. Il y a rencontré Liana, veuve de guerre et mère de cinq enfants, dont la maison a été entièrement rénovée par le Fonds. Cette mère-courage avait également reçu des semis et une serre qui lui permettent, aujourd’hui, d’entretenir un potager. Un déjeuner convivial autour de khorovats cuits dans un tonir, suivi de chants avec un
kotchari improvisé par les participants, a précédé la visite du monastère de Noravank, avant le retour à Erevan.
Le séjour s’est conclu par une « première » dans l’histoire de ces voyages d’étude : une rencontre avec l’ambassadeur de France, Olivier Decottignies, qui a présenté un état des lieux des relations franco-arméniennes et européennes dans le contexte actuel.
Riche en rencontres, en découvertes et en émotions, ce voyage a permis aux participants de mesurer concrètement l’impact des actions du Fonds Arménien de France dans les domaines éducatif, agricole, social et culturel.
Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine !
